Actions et Actualités "Pic Long - Campbielh"

Problématique commune aux ZSC d'Estaubé, Gavarnie, Troumouse et Barroude, d'Ossoue, Aspé et Cestrède, de Pic Long et Campbielh et la ZPS de Gavarnie : Expérimentation de débroussaillage sur Landes à Genévrier (2010-2016)

Aujourd’hui, une dynamique d’embroussaillement par le genévrier des estives est en place. Une expérimentation est menée pour pouvoir comparer deux méthodes de réouverture, le broyage et le brûlage, sur les plans pastoral, de la conservation des milieux (habitats de pelouses et enjeux cynégétiques), financier et paysager. Les facteurs de variation de l’étude sont :

           

Le secteur retenu se situe sur la montagne de Pouey Boucou, à l’ombrée, à 1 800 m d’altitude. Il présente une forte pression pastorale (ovins et bovins).

Deux méthodes de réouverture ont été mises en place :

  • Le broyage, à l’aide de gros matériel et de petit matériel.
  • Le feu ; brûlage en plein pour les landes denses et pied à pied pour les landes piquetées

         

Des suivis post-travaux ont été réalisés sur la base d’observations des troupeaux, d’enquêtes auprès des acteurs, d’analyse de chantier et de suivis de la végétation.

Les premiers résultats de cette expérimentation débutée en 2010 sont les suivants :

  • Impact paysager : la végétation herbacée reprend le dessus en quelques années. Cependant, elle reste partielle au bout de cinq ans après le brûlage. Plus de 30 % des rames calcinées par le feu sont encore en place dans la partie brûlée.

  • Moyens humains et financiers : Le brûlage peut être effectué quel que soit les contraintes logistiques (pentes, accès…). Cette méthode coûte moins cher, mais nécessite la mise en place d’une procédure administrative plus lourde. Le broyage par gros matériel est efficace et relativement rapide comparé à celui par le petit matériel. Cependant, il nécessite la présence d’une route carrossable.
  • Sur un plan pastoral : Augmentation générale de la valeur pastorale des pelouses, circulation et pacage des troupeaux dans toutes les parties réouvertes (broyage et brûlage).

  • Sur un plan de la conservation des milieux : Pas de différence notable entre les deux traitements, la végétation qui s’installe est sensiblement la même. Efficacité et durabilité des deux méthodes. Maintien des habitats de pelouse et d’une mosaïque de milieux à l’échelle du secteur favorable à la perdrix grise.

Des tendances à confirmer …

  • Développement des espèces ligneuses comme le framboisier ou la myrtille. L’abroutissement des bêtes limite ce phénomène.
  • Effet du pâturage peu marqué, excepté sur les légumineuses (espèces de lumière).
  • Augmentation de la biodiversité dans les parties non pâturées car les espèces végétales peuvent réaliser un cycle complet.
  • MAIS tendance à une inversion de dynamique de végétation avec un regain de la végétation ligneuse…

Il faut prolonger l’opération pour suivre la dynamique de végétation à plus long terme, et étudier l’effet du pâturage sur ce type de lande.

Une note de synthèse et un poster sont disponibles ici : Synthèse et Poster

Juillet à Décembre 2009 : « Etude agro-pastorale du quartier des granges du Campbielh »


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Lors de la rédaction du Document d’Objectif du site "Pic Long, Campbielh", un enjeu de conservation majeur a été identifié pour le quartier des granges du Campbielh. Ce quartier de granges représente aujourd'hui un enjeu de conservation unique, tant du point de vue naturaliste, qu'humain ou paysager. Du fait des problèmes d’accessibilité, la fauche est aujourd'hui pratiquement abandonnée. Il est ressorti de la concertation que les agriculteurs et la Commission Syndicale de la Vallée du Barège souhaitent, pour maintenir voire renforcer cette activité de fauche, que soit créée une piste.

 

Avant d’en accepter la faisabilité et de s’engager dans cette solution qui risque de générer un impact très important d’un point de vue écologique, paysager, foncier, financier et en termes de fréquentation, il est apparu indispensable de poursuivre une animation spécifique en vue d’élaborer un projet exemplaire de reconquête de la zone des granges d’estive tout en préservant au mieux les enjeux écologiques.
Cette animation a été mise en place par la commune de Gèdre en juin 2009. Un appel d’offre a été mené, et le GIP Centre de Ressources sur la Pastoralisme et la Gestion de l’Espace a été choisi pour mener ce travail.

Le diagnostic de terrain a été commencé mi-juillet. Cette première démarche sera présentée à l’ensemble acteurs du site pour validation, à l’occasion d’un Comité de Pilotage associant les propriétaires et exploitants, les élus de Gèdre, la Commission Syndicale de la Vallée du Barège, le Conseiller Général du Canton de Luz-Saint-Sauveur, le GVA, les Chasseurs Barégeois, les Pêcheurs Barégeois, le Parc national des Pyrénées, la DDEA, l’ONF, EDF et le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre.

Dans une seconde phase, différents scénarios seront proposés et comparés en fonction de leur efficacité au regard des objectifs Natura 2000, et de leurs coûts financiers mais aussi écologique, paysager, en termes de dérangement, etc. Le projet qui en découlera devra répondre à plusieurs objectifs :

  • préserver la vocation agricole des granges de Campbielh
  • maintenir et renforcer l’activité agricole et pastorale de la zone
  • conserver et restaurer les habitats d’intérêt communautaire présents sur la zone
  • prendre en compte les enjeux économiques, écologiques et paysagers dans les aménagements


Pour en savoir plus :

  • Délibération du 19 juin 2009
  • Cahier des charges de l’étude (lien « CC Campbielh »)